Pourquoi l'éducation nationale diabolise-t-elle le communisme?
Le communisme
est une des idéologies les plus importantes de l'histoire, pourtant
la plupart des professeurs en parlent comme si c'était la peste
noire, il y a plusieurs raisons à cela :
L'histoire n'est pas un cours neutre et objectif, il y aura toujours un peu d'avis personnel derrière une explication. Un professeur royaliste ne présentera pas la révolution française sous le même angle qu'un républicain. Par conséquent, la guerre froide ou la deuxième guerre mondiale sera souvent expliqué sous un angle impérialiste américain et non soviétique, le rôle de l'Union Soviétique lors de la libération de Berlin par les alliés sera oublié au profit de celui des USA.
Comme je l'ai dit ci-dessus, une partie de l'histoire du XXème siècle n'est même pas évoqué lors du programme scolaire de la primaire jusqu'à la fin du collège ( comme tous les pactes de non-agression entre l'Allemagne Nazie et les alliés qui ne seront pas évoqués alors que le pacte de non-agression Germano-soviétique de 1939 est présenté comme une trahison de l'URSS envers les alliés) et même si cela est abordé au lycée, l'esprit de l'élève a déjà été encombré de paroles et de morales capitalistes.
Le professeur ne va pas chercher à stimuler la logique et la philosophie de l'élève, il va seulement chercher à lui apprendre des dates et des faits sans lui expliquer le pourquoi du comment. L'élève ne va donc pas pouvoir réfléchir par lui même et se contentera de réfléchir dans la limite du système capitaliste, il ne va pas chercher d'alternative. Par conséquent une idéologie comme le communisme ou l'anarchisme, réellement anti-système ( à l'inverse du RN qui se présente comme tel alors que c'est qu'une baliverne de façade pour attirer le vote ouvrier) ne l'intéressera pas. L'éducation nationale ne présentera à l'élève que de fausses façons de se rebeller pour que celui-ci se sente impliqué.
En conclusion, une dédiabolisation du communisme et des mouvements anti-capitalistes par l'éducation nationale n'est pas possible sans un changement complet du principe d'éducation lui-même en passant de « apprendre » à « comprendre »
Stelio
